Trois
évangélistes ont décrit presque mot pour mot le devenir de toutes les fières constructions
humaines.
C’est
une ruine perdue aujourd'hui dans la forêt sous le soleil de ce début d'automne.
Le
bâtiment a été remanié au fil du temps.
Je
connais une partie de sa longue histoire.
Il
avait certainement déjà plusieurs siècles quand la famille Cassini l’a
mentionné en tant que bergerie sur une de ses cartes débutées au XVII ème siècle.
Les premières à couvrir tout le territoire français comme l’avaient voulu Louis XIV
et Colbert.
Le
bâtiment est toujours présent sur le premier cadastre de Napoléon réalisé entre
1807 et 1850.
A
la fin du XIX ème, début XX ème siècle, il a hébergé une microcentrale
électrique qui a fourni l’électricité à tous les hameaux de la vallée bien
avant la vaste opération d’électrification de la France rurale entre 1920 et
1930, il y a un siècle. Mon grand-père y avait participé pendant de long mois à l'âge de 18 ans et m’avait raconté cette vaste
entreprise.
Cette
construction était déjà en ruine quand j’étais enfant, il y a plus de soixante ans.
Mais moins qu’aujourd’hui. Le temps continue à faire son oeuvre.
Je
rêve d’un jour arrêter cette lente destruction.
Il
faut toujours avoir des rêves.
En attendant, ils
nourrissent l’imagination des nouvelles générations qui y ont vu le cadre idéal
pour filmer cette petite fantasy : The reward, la récompense.
