mercredi 29 janvier 2020
lundi 27 janvier 2020
Aquila non capit muscas

Photo
de mouche (solarisée)
“Aquila
non capit muscas” est un proverbe latin qui peut se traduire par “L’aigle ne
chasse pas les mouches”, ce qui signifie que les personnes de haut rang ou les
esprits supérieurs ne se préoccupent pas des futilités ou des
choses insignifiantes. Il peut également s’utiliser comme critique d’une
personne trop imbue d’elle-même. Et encore faudrait-il que l’aigle
soit capable de les attraper…
Présentes
sur Terre depuis 240 millions d’années, les mouches sont souvent malaimées des
hommes pour la gène voire les maladies qu’elles propagent. Ce sont pourtant des
insectes fascinants. Grâce à leurs yeux
composés de 4000 ommatidies, elles
possèdent une vision du mouvement très performante (200 images par seconde alors que l’humain est limité à 24). Toutefois
elles perçoivent un spectre lumineux décalé vers l’ultra violet et sont donc
peu sensibles au rouge, comme la quasi totalité des insectes. En rajoutant à
cela un rythme de 200 battements d’ailes par seconde, elles ont une grande
vitesse de réaction qui les rend effectivement très difficiles à attraper.
Ce
sont des insectes diptères, qui
signifie deux ailes. En fait leurs ancètres avaient bien deux paires d’ailes
mais la paire postérieure s’est atrofiée et constitue maintenant les haltères ou balanciers, petit rond sombre sous l’aile, bien visible au centre
de la photo. Ces deux petits appendices latéraux ont toujours un rôle important
pour la stabilité du vol et lui permettent des manoeuvres extraordinaires.
De
nombreuses espèces de mouches ont un rôle très utile dans la pollinisation
comme les syrphes ou la Phasie crassipenne
ou pour la protection d’arbres contre les parasites comme la Tachina
magnicornis.
This Latin
proverb means that an eagle doesn't capture flies or doesn't sweat the small
things.
English version
being done.
More insects among other butterflies of the
Sant valley
mercredi 22 janvier 2020
dimanche 12 janvier 2020
Caviar des bois

Nous
avons déjà rencontré un myxomycète
orange dans la vallée, voici maintenant un noir.
Il
en existe de bien d’autres couleurs : rouge, blanc, jaune, argent, gris… De nombreux arthropodes aiment beaucoup ces petits bonbons.
Ces
petites boules, étape d’un cycle
de vie étonnant, ont même inspiré plusieurs artistes japonnais, dont le grand magicien de la couleur,
Takashi Murakami.
dimanche 5 janvier 2020
mardi 31 décembre 2019
mercredi 25 décembre 2019
mercredi 11 décembre 2019
Turquoise des bois et des salons

Chlorociboria est
un champignon forestier lignicole d’un très joli bleu vert, d’où
son nom commun pezize turquoise,
colonisant les branches tombées.
Il
donne au bois une coloration pouvant s'étendre sur plusieurs mètres. Cette
coloration est visible toute l'année, alors que les ascocarpes, en forme de coupe photographiés
ici, sont saisonniers, d'été à automne en Europe.
Lorsqu'ils
sont encore suffisamment sains, ces bois colorés sont utilisés en marqueterie pour faire les éléments bleus ou verts. Ils ont été notamment très prisés dans la
réalisation de panneaux au
XIVème et XVème siècles, durant la Renaissance Italienne.
Le
genre n'est représenté dans l'hémisphère nord que par deux espèces: C.
aeruginascens et C. aeruginosa que l’on ne peut distinguer qu’au
microscope suivant la taille des spores notamment. De nombreuses autres espèces
ont été décrites en Nouvelle-Zélande.
Découvrez d’autres champignons de la vallée du Sant.
Découvrez d’autres champignons de la vallée du Sant.
Chlorociboria is a genus of fungi
that includes 17 species, mostly in New Zeland. Two common temperate zone
species, Chlorociboria aeruginascens and Chlorociboria
aeruginosa, can only reliably be distinguished by microscopic
examination.
The hyphae and fruiting bodies of all species
make xylindein that stains the substrate wood blue-green, with
"green oak" being a valued commodity in woodworking. The blue-green
pigmented wood is featured in marquetry
among other in "Tunbridge ware".
Blue-green stain
is evident year-round, with ascocarp production,
shown here, occurring from summer to fall.
Here: More mushrooms of the Sant
valley
vendredi 15 novembre 2019
Ce n'est pas de l'Hebreu ni du Chinois ou du Grec, c'est du Russe

Une
petite merveille trouvée à la brocante
de Sorèze que je ne manque jamais au mois d’août : un adorable livre
pour enfants où l’on rencontre un écureuil qui trie ses noisettes, un renard
qui peigne sa queue, un poisson dentiste, un lapin qui fait des conserves, une
taupe qui conduit une pelle mécanique… et tant d’autres.
Seulement
voilà, il est en russe ! Donc pour moi, le texte c’est de l’hébreu, ou du
chinois, ou du grec ! Le livre est daté de 1975, mais avec l’alphabet
cyrillique, je ne peux même pas lire le nom de l’auteur et du talentueux
illustrateur.
Quand
mes deux enfants étaient petits, je leur lisais un livre chaque soir. C’était
pour nous trois un véritable bonheur.
This is a lovely
children book I found in a flea market last summer. Here a squirrel is trying
to open its nuts, there a fox is combing its tail, a fish is working as a
dentist, a rabbit is cooking food for winter or a mole is driving an excavator,
and many more…
However, the
text is in Russian, so a bit cryptic for me. This book is dated 1975 but with
the Cyrillic alphabet, I even cannot read the name of the author and of this talented
illustrator.
Long time ago I
used to read a book to my young sons every
evening. It remains among the most lovely times we spent together.
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