Bravo à la
mission Artémis II.
Elle
nous a fait revivre la magie d’Appolo 11 qui a illuminé nos réves de jeunesse.
Et pour atterrir au Gîte, passez en pilotage rapproché ici.
Bravo à la
mission Artémis II.
Elle
nous a fait revivre la magie d’Appolo 11 qui a illuminé nos réves de jeunesse.
Et pour atterrir au Gîte, passez en pilotage rapproché ici.
Chaque
fois que je croise l’anthracine morio
(Hemipenthes morio), aux corps et
ailes noires, puis transparentes (dites hyalines) en zig zag, si
caractéristiques, je pense à l’avion militaire furtif Lockheed Martin
F-117 Nighthawk qui évite sa détection en utilisant différentes techniques qui
réduisent sa signature (radar ou infrarouge). Cet insecte n’est pas, à proprement parler, invisible, mais il a effectivement beaucoup de talents cachés
et est redoutable envers des espèces proches.
C’est
un diptère, deux ailes, comme les mouches. Son nom de genre, Hemipenthes signifie
demi-deuil (ailes à moitié noires) et morio signifie fou.
Les
adultes se nourrissent de nectar et de pollen sur de nombreuses fleurs. C’est
donc un insecte pollinisateur dont le rôle est tout aussi important que celui
des abeilles ou des papillons. C'est la raison pour laquelle les Anglo-saxons
les surnomment "bee fly"
(mouche abeille).
Les
larves, elles, sont des hyperparasites
de papillons : elles parasitent des larves de Tachinaires, des diptères
également qui sont elles-mêmes des parasites de papillons.
De plus, comme
les demoiselles
et meloides
par exemple, le cycle de développement de ce diptère est complexe et comprend
plusieurs stades larvaires, c’est l’hyper
méthamorphose.
Il
est présent en Europe occidentale jusqu’en Sibérie occidentale et en Afrique du
Nord. Il aime les endroits secs et bien exposés comme ici sur le versant de la
vallée exposé au sud où je le rencontre entre mai et août.
Découvrez
d’autres insectes et
notamment les papillons
de
la vallée du Sant.
Hemipenthes morio is a species of 'bee fly' belonging to the family Bombyliidae subfamily Anthracinae.
Their body is dark-brown and hairy, especially on the side of the
abdomen. The wings have a light area located near the apex and a dark area
close to costal margin, separated by a zig-zag division. The apex of cell R1 is
hyaline.
Its Latin genus name is Hemipenthes. Hemipenthes means ‘half-veiled in
black’ and refers to the wing pattern seen in this group.
This common 'bee-fly' is mainly present in most of Europe, the
eastern Palearctic realm, and the Near East. Preferred habitats are
sunny forest edges and meadows.
Adults eat nectar and pollen of a variety of flowers.
The larvae are hyperparasites (parasites of parasites), mainly
developing in larvae of flies (Diptera, Tachinidae), as well as in wasp
larvae (Hymenoptera, Ichneumonidae) parasitizing caterpillars moths
(Noctuidae).
Almost all Bombyliidae bee flies (including this Hemipenthes fly) go through what is called hypermetamorphosis.
More insects among other butterflies of the Sant valley
Pour
commencer, il s’est lové quelques minutes dans le cœur de cette petite fleur de
géranium noueux (Geranium nodosum). Elles vont bientôt recouvrir les bords du sentier pour le plus grand bonheur des
insectes amateurs de nectar.
Il
y a plusieurs espèces de géranium « sauvage » dans la vallée. Celle-ci
est très jolie à regarder de près et a des feuilles en forme de garde d’épée
avant qu’elles ne s’élargissement en grandissant.
Je
vous montrerai prochainement une fête organisée par des adèles
sur une de ces fleurs.
Découvrez d’autres plantes de la vallée du Sant.
Dans
la vallée, c’est une roche en bordure du ruisseau du Sant, usée par l’eau et
par le temps. Celui de millions d’années.
C’est
un souvenir mémorable, le vestige d’un vieil Himalaya.
La Montagne Noire est à l’extrême sud du Massif Central. Ce massif de moyenne montagne aujourd’hui, comme les Massifs des Ardennes, Armoricain, Marocain, Mauritanides et même les Appalaches nord américaines et d'autres… sont les restes d’une vaste chaîne de montagnes, la Chaîne Hercynienne ou Varisque. Sur plusieurs milliers de kilomètres d’Ouest en Est à l’Equateur, elle culminait alors à plus de 8 000 m d’altitude, soit autant que l’Everest.
Il
y a plus de 400 millions d’années et
durant des millions d’années, entre le Dévonien et le Permien, l’Océan
Atlantique n’existait pas encore, deux énormes continents, la Laurussia au Nord
et le Gondwana au sud, allaient entrer en collision pour former un continent
unique, la Pangée. A la suture de
ces deux continents, une immense chaîne de
montagne s’est élevée.
Pendant
des millions d’années, elle a ensuite été érodée.
La
Montagne Noire sud Tarnaise s’est même un peu redressée une nouvelle fois quand la « jeune »
chaîne des Pyrénées a surgit à son tour.
Puis l’érosion a repris.
Elle nous offre aujourd’hui à voir, dans le lit des nombreux
ruisseaux qui roulent des cailloux de micaschistes
et de gneiss vestiges, la racine de la vieille chaîne
Hercynienne.
Pour
voir ainsi la racine des Alpes ou des Pyrénées, il faudra donc attendre encore
quelques centaines de millions d’années…
La
Terre est patiente.
En attendant que la chaleur revienne, voici, suite à une petite recherche parmi les photos estivales, un lézard des murailles surpris sur une des murettes qui entourent la maison.
Il
a tout simplement la queue coupée, ce pour quoi les lézards sont célèbres. Ils
la perdent pour se défendre sans hésiter. Celle-ci a d’ailleurs commencé à
repousser. Elle sera un peu plus courte et de couleur différente.
La
coupure se fait en un endroit précis qui évite la perte de sang. Abandonnée sur
le sol, le bout de queue continue à s’agiter de façon réflexe environ une
minute pour tromper le prédateur qui croit que sa proie est encore là. Mais le
lézard a pris la fuite depuis longtemps!
Sa
queue repousse en quelques mois, les vertèbres d’origine sont remplacées par un
cartilage.
Ils
peuvent recommencer mais sans en abuser. Perdre la queue fait perdre beaucoup
d’énergie car c’est là que le lézard stocke sa réserve de graisse pour l’hiver.
D’autres
animaux, comme dans cette vidéo, sont
aussi capables de cette technique qui s’appelle : l’autotomie, du grec ancien autos, « soi-même », et tomie, « coupure ».
Autotomy meaning self-amputation, from the Greek auto-,
"self-" and tome, "severing", is the behaviour whereby
an animal sheds or discards an appendage, usually as a self-defense mechanism
to elude a predator's grasp or to distract the predator and thereby
allow escape.
Some animals, like this wall lizard here on stones close to the house, are able to regenerate the lost body part later. Autotomy is thought to have evolved independently at least nine times.
Elle
brille au soleil: c’est une petite graine qui, apportée par le vent, s’est
posée au bord du sentier.
Une
promesse de vie qui grandira, grandira, si elle tombe sur un sol accueillant.
Celle
d’une espèce d’arbre que l’on a plutôt l’habitude de voir dans les cours des écoles, sur les places comme celle qui avait inspirée Van
Gogh ou le long des routes du sud de la France, comme ici le
long de la D14 qui trace son sillage dans la plaine avant de grimper dans
la vallée du Sant.
Mais
ici, au creux de la forêt, c’est bien aussi une graine de platane. Nous en avons déjà
deux de vénérables, dont la graine a aussi probablement été amenée par le vent,
il y a bien longtemps.
Le platane commun, ou platane à
feuilles d'érable (Platanus × hispanica ou Platanus ×
acerifolia) est en fait un hybride d'arbres issu du
croisement entre le platane d'Occident (Amérique du Nord) et
le platane d'Orient, à fertilité très faible (seule une infime partie des
graines peuvent germer).
Nous
avions déjà vu le miracle de la minuscule graine de
séquoia qui se transformera en l’être le plus haut de la planète, si elle tombe, elle aussi, sur un terrain propice.
C’est
la magie de la Nature dans les forêts naturelles: simplement dire
« Abracadabra », puis patienter un petit… siècle, en espérant que la force
de vie surmonte les aléas de toutes sortes.
Ici,
nos deux spécimens sont en pleine santé, ce qui n’est pas le cas, hélas, des
magnifiques platanes qui bordent le Canal du Midi qui doivent être remplacés,
comme expliqué dans cette
belle vidéo (en français, sous-titres en anglais).
Découvrez d’autres arbres de la vallée du Sant.
Le
ruisseau vous attend pour de joyeuses et rafraîchissantes trempettes.
En
ce moment, sans couvert forestier, il étincelle de mille diamants à chaque
rayon de soleil. Quand les feuilles auront poussé, il se transformera en une
merveille émeraude.
Que du bonheur !
J’ai choisi cette petite fleur pour souhaiter mes vœux pour l’année 2026.
C’est la Barbarée commune (Barbarea
vulgaris), une plante de la famille des Brassicaceae,
comme le cresson, les choux, la moutarde ou le colza notamment, reconnaissable
à leur fleur à quatre pétales en croix, d’où leur ancien nom de crucifères.
Les
plantes de cette famille n’ont certes pas d’épines mais ne manquent pas de
piquant car elles contiennent des glucosinolates. Sous
l’action d’une enzyme endogène
(la myrosinase, qui
aide ces plantes à se protéger des herbivores), ils sont transformés en isothiocyanates,
composés soufrés qui ont une saveur plus ou moins âcre et donnent
leur goût particulier à leurs préparations culinaires. Certaines, comme la
barbarée, contiennent aussi des saponines, autres
molécules de défense, qui en font une
bonne « culture-piège » c’est à dire qui sert à attirer et à tuer
les insectes ravageurs habituels d'une culture principale que l’on
souhaite protéger et qui, ainsi, reste saine. Cela permet de réduire les
traitements par insecticides.
Ses
feuilles, également riches en vitamine C, sont comestibles crues ou cuites mais
plus amères que celles de sa cousine la barbarée
printanière très rare et parfois cultivée sous le nom de
« cresson de terre ».
La barbarée doit son nom au fait qu’elle est dédiée à Sainte Barbe, patronne des canonniers, des artificiers, des métallurgistes et des pompiers, cette plante était censée fournir un baume apaisant les blessures liées au feu. Elle s’appelle aussi herbe aux charpentiers car elle était également employée autrefois en emplâtre pour soigner les petites coupures inhérentes à ce métier.
La floraison s'étale
d'avril à août. Après fécondation, se développent ensuite des siliques qui contiennent
les graines, un plant pouvant produire de 40 000 à
116 000 graines qui restent viables pendant 10 à 20 ans, en dormance dans
le sol.
Probablement
originaire des régions méditerranéennes, la Barbarée commune pousse dans toute
la France, y compris en Corse. Son aire s’est considérablement étendue puisqu’on
la retrouve dans toute l'Europe, en Asie tempérée, en Afrique du
Nord et en Amérique septentrionale.
Découvrez
d’autres plantes de la
vallée du Sant.
Barbarea vulgaris, also called wintercress (usual common name), or alternatively winter rocket, rocketcress, yellow rocketcress, yellow rocket, wound rocket, herb barbara, creases, or creasy greens, is a biennial herb of the genus Barbarea, belonging to the family Brassicaceae.
The genus name Barbarea derives from Saint Barbara, the patron saint of artillerymen and miners, as this plant in the past was used to soothe the wounds caused by explosions. The species Latin name vulgaris means "common".
More plants of the Sant valley
Maintenant
que la nature s’endort, c’est le bon moment pour farfouiller dans le grand stock
de photos prises durant les beaux jours. Comme ce spécimen.
Il
semblait déjà dormir sur une pierre au bord du ruisseau.
C’est
un joli papillon blanc caractérisé par ses deux points noirs sur la côte (bord
de l’aile), si soyeux que l’on aurait envie de caresser. Ce qu’il ne faut
jamais faire, bien sûr, puisque les papillons, ou lépidoptères, ont, pour
optimiser leur vol, comme leur nom l’indique, des écailles (du génétif
λεπίδος, lepídos en grec) accrochées sur les ailes et que le contact des
doigts peut les arracher.
C’est
la phalène à deux tâches ou Lomographa bimaculata. De la famille
des geometridae,
que nous avons déjà rencontrée.
Il
est très facile à reconnaître : Lomographa vient du grec « lomôs » qui signifie bord, marge,
lisière et “graphein » soit
écrire, tracer, dessiner, du fait des marques le long de la marge des ailes. Bimaculata vient
du latin « maculata »,
tacheté, avec le préfixe latin « bi »,
deux, en référence aux deux taches sur la costa de l’aile antérieure.
Son
nom commun est aussi emprunté au grec « phalaina », lui-même dérivé de l'adjectif phalos, blanc.
Cette
espèce est commune mais rarement abondante en France. Elle est présente sur une
large bande du globe, à travers l’Europe jusqu’en Sibérie et au Japon.
La
chenille vit sur diverses essences toutes bien présentes ici comme le
cornouiller sanguin (Cornus sanguinea), l’aubépine (Crataegus monogyna), le hêtre (Fagus sylvatica), le
merisier (Prunus avium), le prunelier (Prunus spinosa), le chêne (Quercus), le rosier (Rosa canina), le saule marsault (Salix caprea), le sorbier des oiseaux
(Sorbus aucuparia), le tilleuil (Tilia), la viorne (Viburnum
opulus).
Découvrez
d’autres insectes et
notamment les papillons de la vallée du Sant.
How soft and bright is this White-pinion
spotted on a rock of the creek side. The recognizable two brownish
dots can be seen on the costa (hedge of wing). It is hence named Lomographa bimaculata: from Greek Loma- meaning
a border and -grapha meaning a drawing; bi- meaning two
and macula, a spot, both in Latin.
This species belongs to the Geometridae
family we have met already.
Its original name was Phalaena bimaculata, from Greek phalaina, phalos, meaning white, close to the
French common gender name: Phalène.
Its English common name, pinion, means the wing of a bird but also of an
insect and even more specific, the anterior edge of a moth's forewing.
This species is common in France and can be found across Europe, Siberia
and Japan.
The caterpillar is feeding on many trees that can be found easily here: Cornus
sanguinea, Crataegus monogyna, Fagus sylvatica, Prunus avium and other prunus
species like Prunus spinosa, Quercus, Rosa canina, Salix caprea, Sorbus
aucuparia, Tilia, and Viburnum opulus.
More insects among other butterflies of the Sant valley
Il
y a dans la région de nombreux amateurs de champignons pour en faire de bonnes poêlées.
Si
je ne dédaigne pas une bonne omelette, ma joie consiste plutôt à découvrir des
champignons, comestibles ou pas, comme celui-ci, peu m’importe, à rechercher
leur nom, leur biologie… et à garder un souvenir en photographie.
Les
champignons du genre Crepidotus, qui compte plus de 320 espèces, sont des saprophytes, c’est-à-dire
qu’ils se nourissent de la décomposition de végétaux, souvent des arbres.
Son
nom de genre vient du Latin et veut dire « oreille fendue ».
Il
s’agit probablement de C. cesatii, mais cette espèce ressemble beaucoup à C. variabilis.
Seule l’observation des spores
au microscope permet une détermination précise car elles n’ont pas la même
forme. Elles sont sphériques pour C. cesatii. Or je n’avais pas fait de
prélèvement. A une prochaine occasion peut-être.
Je
l’ai trouvé sur un bel arbre qui, pendant des décennies, au milieu de la forêt,
a été pour moi un bon repère dans un carrefour de sentiers.
Mais,
les arbres meurent aussi et avant de tomber, puis de disparaître, il a nourrit tout
un chapelet de crépidotus.
Découvrez d’autres champignons de la vallée du Sant.
Crepidotus is a genus of fungi in the family Crepidotaceae.
Species of Crepidotus all have small, convex to fan-shaped sessile caps
and grow on wood or plant debris.
The genus name Crepidotus means 'cracked ear' in Latin.
Currently, over 320 species are accepted. This one could be C. cesatii, but
it is very close to C. variabilis. Spores under microscope are needed to decide
and I have not taken a sample. Next time…
I found them on a dying tree. Life is changing its shape, but it is still
life.
More mushrooms of the Sant valley
Ce
matin, un petit troglodyte
mignon sautillait parmi toutes ces feuilles à terre et y trouvait un véritable
festin d’insectes.
Dans
la vallée couverte de châtaigners, les châtaignes sont tombées. Nous aimons offrir à
nos amis les fruits plus sucrés de notre arbre vénérable greffé, et pour le reste,
cela fait le bonheur des sangliers qui se régalent des fruits des
arbres « sauvages ».
Le
sol est maintenant jonché de bogues entre lesquelles nos chiens slaloment.
La bogue du châtaigner est l'enveloppe hérissée de piquants qui protégent la châtaigne.
En
termes techniques de botanique, c’est un involucre de bractées épineux
formant une capsule qui s'ouvre à maturité, libérant les fruits.
En
Europe, un champignon ascomycète (du mot asques)
est inféodé aux vieilles bogues de châtaignes, Lanzia echinophila, comme son nom d’espèce d’origine grecque l'indique (« phila »,
qui aime, et « echino », les épines). C’est une pézize à
la forme caractéristique de coupelle, orange puis brune à maturité.
Pendant des siècles, la châtaigne a constitué un apport alimentaire important par son fruit frais mais aussi sa farine dans les massifs anciens aux sols acides propices, comme le Massif Central et la Bretagne, permettant d’éviter des famines. Elle est donc étroitement liée au patrimoine rural. Ainsi Le Bogue d'or est un festival culturel breton des pays de Vilaine. Il se déroule dans la ville de Redon, le 4e samedi d'octobre. Il valorise le chant, la musique et le conte traditionnel de Haute-Bretagne et est désormais inscrit à l'Inventaire du patrimoine culturel immatériel en France.
Pour valoriser les bogues, certains producteurs ont même mis au point un usage intéressant pour le jardinage comme paillage dissuasif. Mais dans notre vallée, des limaces fakirs ne semblent pas vraiment découragées…
By autumn, the female flowers of Sweet Chestnuts Castanea sativa develop into spiny cupules containing
3–7 brownish nuts that are shed during October. The female flowers
eventually form a spiky sheath that deters predators from the seed.
A little ascomycete fungus species is most often found on rotting cases of Sweet Chestnut: Lanzia echinophila, the Hairy Nuts Disco. It is initially subglobose and bright orange. As it grows it becomes cup shaped and eventually flattens out, and its upper (fertile) surface turns reddish brown.
Tout
ce qui est petit est mignon, dit le proverbe.
Cela
s’applique parfaitement à ce tout petit oiseau et lui a même été donné comme
nom : le troglodyte mignon (Trolodytes troglodytes).
L'épithète
spécifique vient du grec ancien trōglodutēs qui
signifie "habitant des cavernes". En effet, il niche dans des nids
construits dans de petits trous, souvent, ici, sur les berges du ruisseau,
entre les pierres de vieilles murettes.
Facilement
reconnaissable, à peine plus gros que le roitelet
que nous avons déjà rencontré, c’est un des plus petits oiseaux d’Europe. Mais les
teintes marrons de son plumage l’aident à se camoufler dans le paysage et au sol
où il recherche les insectes.
Le
Troglodyte mignon est la seule espèce de Troglodytidae à
ne pas vivre sur le continent américain.
Cette famille est en effet originaire d'Amérique centrale et le Troglodyte
mignon serait arrivé en Europe en franchissant la Béringie,
un pont terrestre reliant la Sibérie à l'Alaska qui a été
submergé par les eaux il y a 11 000 ans, à la fin de la dernière
glaciation.
Il
est assez répandu mais de moins en moins observé bien qu’il soit sédentaire
dans la plus grande partie de l'Europe. Il est migrateur dans
certaines parties du nord du continent.
Contrairement
à la plupart des espèces de Passereaux, c'est le mâle qui construit le nid.
En moyenne entre six et douze nids de mousse à ouverture
latérale, de forme sphérique, entre le niveau du sol et deux mètres de hauteur,
dans le creux d'un arbre, le trou d'un mur, un tas de branches, un fourré…
Son chant est magnifique et c’est toujours étonnant d’entendre une telle puissance sortir d’un si petit oiseau.
Les
chiens couraient plus loin. Il n’a donc pas eu peur et est resté un petit
moment à m’observer.
Ses
écailles vertes étaient magnifiques et sa gorge bleue éclatante au soleil.
C’est probablement un mâle car ils ont la gorge plus colorée que les femelles.
Dans
la forêt printannière vert tendre, elle déroule peu à peu ses jeunes frondes, sortes de feuilles caractéristiques des fougères, ici piquetées
de petites véroniques bleues. C’est une plante pérenne que je retrouve là, chaque
année, au même endroit sur le bord du sentier.
Les
fougères constituent un groupe très important de plus de 13 000 espèces. Sans fleur ni graine, ces plantes se
reproduisent par l’intermédiaire de spores.
Ayant des vaisseaux pour faire
circuler les éléments liquides et chimiques puisés dans le sol, elles sont plus
« évoluées » que les mousses qui n’en ont pas. De même les fougères
ont des tiges souterraines, des rhizomes,
qui jouent le rôle de racines alors que les mousses n’ont, au mieux, que des
rhizoïdes. Les fougères sont donc généralement plus grandes que les mousses.
Mais, comme ces dernières, elles restent dépendantes
de l’eau pour leur reproduction, d’où leur présence souvent en sous bois,
sur les ripisylves (bordures des ruisseaux), comme ici.
Beaucoup de fougères restent vertes toute l’année et celles dont les frondes fanent ont au minimum le rhizome qui persiste et permet à la plante de se développer aussi de façon végétative. Un même spécimen peut vivre des decennies.
La
première grande diversification des fougères eut lieu au Paléozoïque (Ère primaire),
à l’époque du Carbonifère, il y a
360 à 300 millions d’années
environ. Les représentants actuels, qui poussent essentiellement dans les
régions tropicales, dérivent d’une flore perdue, beaucoup plus variée.
Ainsi, les
frondes observées sur les empreintes fossiles des espèces disparues,
sont proches de celles des spécimens actuels, comme ce fossile de fougère dans le charbon de Carmaux, au nord du
département, dont les veines datent du Stéphanien, autour
de 300 millions années.
La plupart des fougères actuelles, herbacées ou arborescentes, sont issues d’un groupe qui s’est diversifié au Mésozoïque (Ère secondaire). Elles dominaient les paysages de l’époque avec les Gymnospermes, plantes à graines mais sans fleurs, comme les arbres conifères, avant l’arrivée des Angiospermes (plantes à fleurs).
Découvrez d’autres plantes de la vallée du Sant.