Elle
brille au soleil; c’est une petite graine qui, apportée par le vent, s’est
posée au bord du sentier.
Une
promesse de vie qui grandira, grandira, si elle tombe sur un sol accueillant.
Celle
d’une espèce d’arbre que l’on a plutôt l’habitude de voir dans les cours des écoles, sur les places comme celle qui avait inspirée Van
Gogh ou le long des routes du sud de la France, comme ici le
long de la D14 qui trace son sillage dans la plaine avant de grimper dans
la vallée du Sant.
Mais
ici, au creux de la forêt, c’est bien aussi une graine de platane. Nous en avons déjà
deux de vénérables, dont la graine a aussi probablement été amenée par le vent,
il y a bien longtemps.
Le platane commun, ou platane à
feuilles d'érable (Platanus × hispanica ou Platanus ×
acerifolia) est en fait un hybride d'arbres issu du
croisement entre le platane d'Occident (Amérique du Nord) et
le platane d'Orient, à fertilité très faible (seule une infime partie des
graines peuvent germer).
Nous
avions déjà vu le miracle de la minuscule graine de
séquoia qui se transformera en l’être le plus haut de la planète, si elle tombe, elle aussi, sur un terrain propice.
C’est
la magie de la Nature dans les forêts naturelles: simplement dire
« Abracadabra », puis patienter un petit… siècle, en espérant que la force
de vie surmonte les aléas de toutes sortes.
Ici,
nos deux spécimens sont en pleine santé, ce qui n’est pas le cas, hélas, des
magnifiques platanes qui bordent le Canal du Midi qui doivent être remplacés,
comme expliqué dans cette
belle vidéo (en français, sous-titres en anglais).