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samedi 11 octobre 2025

Vraiment petit et vraiment mignon

Tout ce qui est petit est mignon, dit le proverbe.

Cela s’applique parfaitement à ce tout petit oiseau et lui a même été donné comme nom : le troglodyte mignon (Trolodytes troglodytes).

L'épithète spécifique vient du grec ancien trōglodutēs qui signifie "habitant des cavernes". En effet, il niche dans des nids construits dans de petits trous, souvent, ici, sur les berges du ruisseau, entre les pierres de vieilles murettes.

Facilement reconnaissable, à peine plus gros que le roitelet que nous avons déjà rencontré, c’est un des plus petits oiseaux d’Europe. Mais les teintes marrons de son plumage l’aident à se camoufler dans le paysage et au sol où il recherche les insectes.

Le Troglodyte mignon est la seule espèce de Troglodytidae à ne pas vivre sur le continent américain. Cette famille est en effet originaire d'Amérique centrale et le Troglodyte mignon serait arrivé en Europe en franchissant la Béringie, un pont terrestre reliant la Sibérie à l'Alaska qui a été submergé par les eaux il y a 11 000 ans, à la fin de la dernière glaciation.

Il est assez répandu mais de moins en moins observé bien qu’il soit sédentaire dans la plus grande partie de l'Europe. Il est migrateur dans certaines parties du nord du continent.

Contrairement à la plupart des espèces de Passereaux, c'est le mâle qui construit le nid. En moyenne entre six et douze nids de mousse à ouverture latérale, de forme sphérique, entre le niveau du sol et deux mètres de hauteur, dans le creux d'un arbre, le trou d'un mur, un tas de branches, un fourré…

Son chant est magnifique et c’est toujours étonnant d’entendre une telle puissance sortir d’un si petit oiseau.

vendredi 18 septembre 2020

Pêcheur royal

martin pecheur kingfisher

  

Ce fend-la-bise vole si vite au ras de l’eau qu’il y a un bon moment que je tentais de le prendre en photo. C’est un Martin pêcheur (Alcedo atthis), ici un mâle au bec entièrement noir, alors que la partie basse du bec est orangée chez la femelle.

C’est une vraie merveille de la nature qui a toujours été présent dans l'imaginaire.

Une légende rapporte que le martin-pêcheur, gris à l'origine, aurait acquis ses couleurs en quittant l'arche de Noé, son ventre ayant été rougi par le soleil couchant et son dos ayant pris la teinte bleu du ciel.

La mythologie gréco-romaine a inspiré son nom de genre et d’espèce. Le nom de genre dérive du grec ἀλκυών : Alcyoné (fille d'Éole, dieu du Vent) et Céyx (fils de l'Astre du matin) s'unirent mais déplurent aux dieux qui les changèrent en oiseaux. Le nom d’espèce vient de Atthis, une beauté de Lesbos, favorite de Sappho.

En Chine, les martins-pêcheurs évoquent la fidélité conjugale car ils volent en couple au moment des parades nuptiales. Ils sont souvent représentés sur les peintures sur soie et les vases en céramique.

En Europe, ses belles couleurs ont souvent inspiré les peintres. L'une des représentations célèbre a été peinte par Jérôme Bosch au début du XVIème siècle, dans son triptyque le Jardin des délices (au bord à gauche dans le panneau central, à mi-hauteur).

L’origine de son « prénom » français est plus débattue, et viendrait peut-être de son vol rapide comme celui du Martinet. De nombreux oiseaux s’appellent aussi Martin.

Cet oiseau a une partie du plumage d’un bleu magnifique dû à des reflets prismatiques de la lumière sur les structures minuscules de ses plumes.

Il se nourrit de petits poissons et de petits animaux aquatiques et est un bon indicateur naturel de la qualité d'un milieu.

C’est un as de la pêche, c’est pourquoi les anglais l’appellent kingfisher, pêcheur royal: il repére sa proie, généralement depuis un perchoir comme sur la photo. Il plonge, l'attrape, va l’assommer sur une branche puis l'avale tête la première dans le sens des écailles. Si elle n'est pas dans le bon sens, il la fait tourner ou la lance en l'air et la rattrape dans le sens qui lui convient.

Quand le poisson est destiné à ses petits, le martin-pêcheur le retourne pour le présenter tête en avant. L'adulte rentre dans le couloir de son nid sur les berges et sert celui des petits qui attend son tour dans un mouvement de roue bien régulé au fond de la cavité.

Le mâle offre aussi un poisson à la femelle comme cadeau nuptial.

Tout cela, et plus encore, est montré dans ce superbe documentaire animalier :

mercredi 9 mars 2016

Sweet little king

The common firecrest (Regulus ignicapilla) also known as the firecrest, is a very small passerine bird in the kinglet family.

This kinglet is greenish above and has whitish underparts. It has two white wingbars, a black eye stripe and a white supercilium. The head crest, orange in the male and yellow in the female, is displayed during breeding, and gives rise to the English and scientific names for the species.


The common firecrest breeds in broadleaved or coniferous woodland and gardens. It is constantly on the move and frequently hovers as it searches for insects and spiders to eat. In winter it is often found with flocks of tits.
It breeds in most of temperate Europe and northwestern Africa, and is partially migratory. Laying starts in western Europe at the end of April, second clutches, which are common, commence in June to July.

Despite some possible local declines, the species is not the subject of significant conservation concerns owing to its large European population and an expansion of its range over the last century.