Affichage des articles dont le libellé est mushroom. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est mushroom. Afficher tous les articles

vendredi 5 décembre 2025

Petite réincarnation d'un arbre

Il y a dans la région de nombreux amateurs de champignons pour en faire de bonnes poêlées.

Si je ne dédaigne pas une bonne omelette, ma joie consiste plutôt à découvrir des champignons, comestibles ou pas, comme celui-ci, peu m’importe, à rechercher leur nom, leur biologie… et à garder un souvenir en photographie.

Les champignons du genre Crepidotus, qui compte plus de 320 espèces, sont des saprophytes, c’est-à-dire qu’ils se nourissent de la décomposition de végétaux, souvent des arbres.

Son nom de genre vient du Latin et veut dire « oreille fendue ».

Il s’agit probablement de C. cesatii, mais cette espèce ressemble beaucoup à C. variabilis. Seule l’observation des spores au microscope permet une détermination précise car elles n’ont pas la même forme. Elles sont sphériques pour C. cesatii. Or je n’avais pas fait de prélèvement. A une prochaine occasion peut-être.

Je l’ai trouvé sur un bel arbre qui, pendant des décennies, au milieu de la forêt, a été pour moi un bon repère dans un carrefour de sentiers.

Mais, les arbres meurent aussi et avant de tomber, puis de disparaître, il a nourrit tout un chapelet de crépidotus.

Découvrez d’autres champignons de la vallée du Sant.


Crepidotus is a genus of fungi in the family Crepidotaceae.

Species of Crepidotus all have small, convex to fan-shaped sessile caps and grow on wood or plant debris.

The genus name Crepidotus means 'cracked ear' in Latin.

Currently, over 320 species are accepted. This one could be C. cesatii, but it is very close to C. variabilis. Spores under microscope are needed to decide and I have not taken a sample. Next time…

I found them on a dying tree. Life is changing its shape, but it is still life.  

More mushrooms of the Sant valley

jeudi 12 janvier 2023

Velours bleu cobalt dans la forêt endormie

Terana coerulea

Les champignons bleus sont assez rares en France, à l’exception de la Pézize turquoise que nous avions déjà trouvée dans la forêt.

En voici toutefois un autre bien différent et donc facile à déterminer, c’est le Terana coerulea souvent nommé T. caerulea. C’est un magnifique champignon aux belles couleurs bleu à bleu-violet vif. Sa surface est lisse, veloutée, mate. En période de croissance on observe une bordure blanche à la périphérie.

On le trouve sur des troncs et branches d’arbres feuillus et arbustes en décomposition. Il était là sur son hôte de prédilection, un noisetier, et semble s’être développé à partir d’une plaie probablement faite par un chevreuil. A noter qu’il préfère généralement les climats chauds ce qui n’est pas le cas ici.

Il est résupiné, c’est à dire qu’il a une croissance inversée avec en haut les parties généralement situées en bas.

Ses basides sont tétrasporiques, bouclées, avec parfois quelques extensions latérales.

Il possède de nombreux composants chimiques intéressants et a permis le développement d’un antibiotique.

Sa dénomination a évolué à partir de Lamarck (Byssus caerulea) et le nom d’espèce conforme au Code international de nomenclature (CIN) est plutôt coerulea.

Terana coerulea

 Découvrez d’autres champignons de la vallée du Sant.

Terana coerulea, commonly known as the cobalt crust fungus or velvet blue spread is a saprobic crust fungus (or patch fungus). Usually found in warm, damp hardwood forests on the undersides of fallen logs and branches of deciduous trees, this unique fungus has been described as "blue velvet on a stick". 

This fungus is resupinate, meaning the fruiting body lies on the surface of the substrate, with the hymenium exposed to the outside. The fruiting body is dark blue with a paler margin, with a velvety or waxy texture when moist, but crusty and brittle when dry. It is firmly attached to its growing surface except at the edges. The fungus surface is typically found pointing downward, which helps facilitate spore dispersal. It usually grows on dead deciduous wood, often ashmapleoak and hazel, where it was found here. 

The cobalt crust has a worldwide distribution in warmer climates. To be noted that it is not (yet) the case here (South France: Black Mountain Tarn)

The blue pigment of this fungus was shown to be a mixture of polymers structurally related to thelephoric acid. Several of its compounds have been isolated. When activated by external treatments such as high temperature, exposure to vapors of toxic solvents, or contact with a water-toluene mixture, T. caerulea produces an antibiotic.

This species was first described in 1779 by Jean-Baptiste Lamarck, who is best known for proposing an early theory of evolution. Lamarck used the name Byssus caerulea, and various other designations both for the genius and the species jwere subsequently employed. The correct species name is coerulea, not caerulea. Both names are found frequently in the literature. For the genus the designation Terana is now established.

More mushrooms of the Sant valley

mardi 24 novembre 2020

Ceci n'est pas une couleur d'automne

Le temps est doux et le ciel est bleu. Par contre, les champignons bleus sont rares dans la vallée sauf les pézizes turquoise déjà rencontrés.

Ceux-la sont en fait presque transparents, c’est le traitement de la photo (solarisation) qui leur a donné cette couleur psychédélique.

jeudi 8 octobre 2020

De mini à macro

champignon mushroom

La saison des champignons commence très fort dans la Montagne Noire montrant, comme chaque année une formidable biodiversité. Après avoir vu des mini nids qui font moins de 4 mm, voici un superbe bolet dont le diamètre du carpophore (partie extérieure d’un immense réseau sous terrain qui dissémine les spores du champignon) est 50 fois plus grand.

Les petits organismes du sol et de la litière forestière, ont déjà attaqué le pied mais n’ont pas encore pu tout finir.

Bonne occasion pour rappeler qu’il ne faut pas se fier aux limaces et autres animaux amateurs de champignons souvent dangereux ainsi qu'aux applications mobiles, au risque de s’intoxiquer. Et toujours appliquer le proverbe : « dans le doute, abstiens-toi ».

Découvrez d’autres champignons de la vallée du Sant.


champignon mushroom
 The mushroom’s season started showing the large biodiversity in the deep forests of the Black Mountain. After the tiny Crucibulum leave (4 mm), here is a Boletus, whose diameter is more than 50 times wider. Soil organisms had a taste already but could not finish it yet.

Just keep in mind that wild consumers together with mobile apps are not reliable sources to decide if a mushroom is edible or not. And always remember : In dubiis abstine !

More mushrooms of the Sant valley

vendredi 6 mars 2020

Mini nid

champignon nid d'oiseau bird's nest mushroom

Voilà qui ne ravirait pas vraiment les gastronomes amateurs de champignons!
Ce petit nid de 4 mm accroché à une fronde de fougère fanée qui semble contenir des petits oeufs blancs est bien un champignon. C’est un Crucibulum laeve ou crucibule lisse.

Au début le petit nid est blanc et couvert par une membrane jaune:

champignon nid d'oiseau bird's nest mushroom


Puis cette membrane se déchire et apparaissent des sporophores en forme d’œuf, nommés péridioles attachés par un filament. Quand des gouttes de pluie tombent dans le nid, comme dans un bol, cela expédie les péridioles hors du « nid » et se « collent » au substrat.




Les champignons nids d’oiseaux sont saprophytes : ils vivent sur la matière organique, généralement sur du bois au sol, des feuilles mortes des forêts de feuillus, des pignes ou des aiguilles de conifères… Comme beaucoup de champignons, en décomposant la matière, ils libèrent des minéraux et enrichissent le sol.

Crucibulum laeve in the Nidulariaceae family of fungi have fruiting bodies that resemble tiny egg-filled bird's nests. Often called "splash cups", the fruiting bodies are adapted for spore dispersal by using the kinetic energy of falling drops of rain. The "eggs" inside the bird's nests (technically known as peridioles) are hard waxy shells containing spores, attached to the nest by tiny cords and tend to stick to whatever nearby herbage they land on.
At first they are cushion-shaped to round, and closed by a mustard yellow to dull yellow lid; later becoming cup-shaped, the lid disappeares.
Being saprophytic, they obtain nutrients from dead organic matter and are typically found growing on decayed wood or leaves debris.

mercredi 11 décembre 2019

Turquoise des bois et des salons

champignon pezize turquoise

Chlorociboria est un champignon forestier lignicole d’un très joli bleu vert, d’où son nom commun pezize turquoise, colonisant les branches tombées.
Il donne au bois une coloration pouvant s'étendre sur plusieurs mètres. Cette coloration est visible toute l'année, alors que les ascocarpes, en forme de coupe photographiés ici, sont saisonniers, d'été à automne en Europe.
Lorsqu'ils sont encore suffisamment sains, ces bois colorés sont utilisés en marqueterie pour faire les éléments bleus ou verts. Ils ont été notamment très prisés dans la réalisation de panneaux au XIVème et XVème siècles, durant la Renaissance Italienne.
Le genre n'est représenté dans l'hémisphère nord que par deux espèces: C. aeruginascens et C. aeruginosa que l’on ne peut distinguer qu’au microscope suivant la taille des spores notamment. De nombreuses autres espèces ont été décrites en Nouvelle-Zélande.
Découvrez d’autres champignons de la vallée du Sant.

Chlorociboria is a genus of fungi that includes 17 species, mostly in New Zeland. Two common temperate zone species, Chlorociboria aeruginascens and Chlorociboria aeruginosa, can only reliably be distinguished by microscopic examination. 
The hyphae and fruiting bodies of all species make xylindein that stains the substrate wood blue-green, with "green oak" being a valued commodity in woodworking. The blue-green pigmented wood is featured in marquetry among other in "Tunbridge ware".
Blue-green stain is evident year-round, with ascocarp production, shown here, occurring from summer to fall.

Here: More mushrooms of the Sant valley

samedi 9 novembre 2019

Piques fongiques

champignon Hydnum, Hydnum mushroom

Moins recherché que le pied de mouton (Hydnum repandum) par les gastronomes amateurs de champignons, voici un gros plan des piques de l’hyménophore de Hydnum rufescens. Les deux appartiennent à un petit groupe de champignons qui ont cette structure caractérique pour produire les spores et non des lamelles comme les amanites par exemple ou des tubes comme les bolets (cèpes).
C’est certainement pour cela que les anglais les appellent « champignons hérissons » (terracota hedgedogs pour le rufescens).
On trouve ces deux espèces dans les forêts de conifères et de feuillus d’Europe. Le champignon développe des ectomycorhizes avec l’épicea, le pin sylvestre, le hêtre et le chêne.  Je l’ai effectivement trouvé dans une hêtraie.

champignon Hydnum, Hydnum mushroom


Hydnum rufescens, commonly known as the terracotta hedgehog, is an edible mushroom. It belongs to the small group of mushrooms often referred to as the tooth fungi, like wood hedgedog (Hydnum repandum) which produce fruit bodies whose cap undersurfaces are covered by hymenophores resembling spines or teeth, and not pores or gills.
Both species are found in European coniferous and deciduous forests growing on soil.
It is reportedly ectomycorrhizal with Picea abiesPinus sylvestrisFagus sylvatica and Quercus robur.


Découvrez d’autres champignons de la vallée du Sant.
Here: More mushrooms of the Sant valley

samedi 5 octobre 2019

Les semis de l'Archange

Macrolepiota procera

L’Automne est bien là avec son feu d’artifice de champignons.
Celui-ci, je le connais bien depuis qu’il y a un demi-siècle (déjà !) je courrais le ramasser dans les prés qui bordaient notre maison forestière. Ce sont des petits “Saint-Michel” ainsi nommé chez nous parce qu’on les trouve de la fin août à la fin octobre et le plus souvent vers la fin septembre, l’Archange ailé étant fêté le 29 septembre.

Son nom est féminin, la coulemelle ou lépiote élevée, Macrolepiota procera. C’est effectivement un grand champignon, puisqu’elle peut atteindre à maturité 40 cm de hauteur et un diamètre de plus de 30 cm. c'est pourquoi les anglais l’appellent parasol.

Macrolepiota procera

Son chapeau est globuleux quand il est jeune, puis aplati, parsemé de plaques écailleuses brunes disposées sur un fond beige ou crème – permet de l’identifier aisément. Le centre est surélevé en un large mamelon de couleur brune. Les lamelles sont blanches puis crème, très serrées car très nombreuses.

Son pied creux mais très rigide, tigré de bandelettes brunes, porte un anneau épais que l’on peut facilement faire coulisser sur le pied ; la base est renflée en un bulbe.



La coulemelle apparaît en lisière de bois, parmi les herbes des éclaircies forestières, mais aussi dans les prés, surtout sur les bordures parmi fougères ou bruyères. On la voit aussi au bord des chemins. Elle est commune dans toute la France plutôt sur terrain siliceux comme ici.

Il est comestible cuit mais attention à ne pas le confondre avec d’autres espèces proches toxiques comme Chlorophyllum molybdites aux spores vertes ou d'autres Lépiotes comme le petit Lepiote helveola

En général, je ne les ramasse pas, les photographier suffit à mon bonheur. Cela favorise les sporées et je les retrouve, sous le soleil d'automne, année après année. 

Découvrez d’autres champignons de la Montagne Noire.

English version being done