Plat en céramique de barbier
La
saison des brocantes et vide-greniers bat son plein. Vacanciers et locaux se régalent
de chiner et, avec un peu de chance, de dénicher quelques petites pépites et voir des objets insolites.
Plat en céramique de barbier
La
saison des brocantes et vide-greniers bat son plein. Vacanciers et locaux se régalent
de chiner et, avec un peu de chance, de dénicher quelques petites pépites et voir des objets insolites.
Cette
année du fait de l’accueil de vacanciers au gite et de mes enfants à ces dates,
je ne suis pas allée aux deux premières, je me suis donc bien rattrapée samedi
dernier en furetant dans les rues ensoleillées et fleuries de Sorèze. J’y ai vu
de beaux objets que je vous propose à la mode Warhol, après solarisation des
photos.
Ces
gants de boxe rouge écarlate étincelaient au soleil. Ils étaient en vente à
l’étalage d’un monsieur qui proposait aussi d’intéressants livres où j’ai
trouvé les 4 tomes du Mémorial de Sainte-Hélène écrit par son compagnon d’exil,
Las Cases, un enfant du pays né à quelques kilomètres à peine de Sorèze. J’ai
déjà lu "le Mémorial" mais je l’offrirai à quelque ami passionné d’histoire. Il avait aussi un
intéressant Dictionnaire étymologique de botanique qui me sera bien utile.
Devant
le Musée Dom Robert, on
pouvait voir de beaux outils anciens et de belles pièces comme des chenets « dauphins »,
des verres en cristal et une malle au trésor.
Plus loin, une ancienne mobylette solex attendait sagement son propriétaire en train de se rafraîchir au bar, et rappelait de bien bons souvenirs à tous les séniors de passage.
Une
dame avait une belle collection de boules et de statues en verre, ainsi que de beaux vases en cristal étincelant sous les
rayons du soleil qui arrivaient à percer le feuillage de la longue allée d’arbres
qui ombrage le village.
Trois
petits masques africains voisinaient avec quelques habits à essayer.
Tout
cela et bien d’autres choses. De quoi intéresser et amuser petits et grands,
comme il se doit, dans une brocante d’été.
Mon
premier violon d’Ingres est d’aller chercher des livres d’occasion et d’en
vendre parfois dans des brocantes et vide greniers des villages environnants.
Cela tombe bien la saison va recommencer.
Quel
bonheur de discuter avec d’autres rats de bibliothèques, d’échanger références
et impressions de lecture. De trouver ou de voir partir un livre qui va donner
un nouveau bon moment de plaisir à quelqu’un.
Mon
deuxième violon d’Ingres est de faire souvent et partout des photos. J’aime donc,
dans ces mêmes brocantes, trouver des objets insolites ou tout simplement beaux
comme ces magnifiques violons sculptés posés sur la table d’un réparateur
d’instruments de musique à la brocante d’un village voisin, l’été dernier.
A
ce propos savez-vous d’où vient l’expression « violon
d’Ingres » ?
Elle
désigne une activité à laquelle on aime se consacrer en dehors de sa
profession. Ingres, peintre
réputé, aimait pratiquer la musique à ses heures libres. Plutôt bien d’ailleurs
puisqu’il devint deuxième violon à l’orchestre du Capitole de Toulouse.
Au
début du XXe siècle, l’expression s’employait alors pour désigner exclusivement
une passion musicale. Peu à peu la métaphore s’utilise plus largement à propos
d’une personne qui pratique une activité non professionnelle avec une certaine
passion.
Quant
à la passion primaire de Ingres, la peinture, elle peut être admirée au Louvre
et surtout au Musée Ingres de Montauban d’où il était originaire. Et à côté de
ce Musée vous trouverez celui des sciences naturelles où se trouvent de
merveilleuses collections naturalistes dont celles de mon
oncle Alain, dont elles furent plus qu’un « violon d’Ingres » toute sa vie.


