Affichage des articles triés par date pour la requête insects. Trier par pertinence Afficher tous les articles
Affichage des articles triés par date pour la requête insects. Trier par pertinence Afficher tous les articles

dimanche 12 juillet 2026

Plus on est de fous, plus on rit

Nous avons déjà rencontré des papillons Adela australis les années passées. Ils sont de retour et semblent s’être donné rendrez-vous sur cette fleur de géranium.

A l’exception de leurs longues antennes, ils sont très petits, mais à trois, cela commence à devenir étroit.


Découvrez d’autres insectes et notamment les papillons de la vallée du Sant.

More insects among other butterflies of the Sant valley

vendredi 19 juin 2026

Il était une bergère

Sur un pistil de coquelicot (Papaver rhoeas), qui évolue en capsule en murissant, une fourmi s’occupe avec attention de son petit « troupeau » de pucerons. C’est un élevage très bien organisé.

Les pucerons, qui se nourrissent directement de la sève des plantes et de la sève élaborée des arbres, fabriquent ensuite et sécrètent un liquide sucré, le miellat. Certaines fourmis s’en nourrissent. Et pour s’assurer d’avoir une ressource abondante, ces fourmis élèvent leur petit « troupeau » de pucerons avec méthode. Ils répondent à la palpation par les antennes des fourmis qui effectuent donc ainsi une sorte de traite. Cette relation comportementale, appelée trophobiose, est une association symbiotique entre deux organismes dont l’un fournit la nourriture à l’autre. Elle existe depuis l'Oligocène, soit il y a environ entre 30 et 20 millions d'années.

En bonnes bergères, les fourmis transportent même les pucerons aux meilleurs endroits pour qu'ils se nourissent bien. Ici, je retrouve souvent les « troupeaux » et leurs bergères sur des tiges de rumex (oseilles) ou sur des coquelicots. Comme d’autres plantes de la famille des papavéracées (pavot…), les coquelicots contiennent aussi des alcaloïdes. La morphine en fait partie, mais dans une proportion infime et seulement au niveau des capsules chez Papaver rhoeas, où c'est surtout la rhoeadine qui est présente dans toutes les parties de la plante, des racines jusqu'aux pétales. La pharmacopée française lui reconnait un léger pouvoir sédatif et calmant, mais pas soporifique. Si la rhoeadine est toujours présente dans le miellat des pucerons et si l’effet est le même pour eux, pucerons et fourmis dormiront bien cette nuit !

En échange, les fourmis défendent les pucerons contre leurs prédateurs (notamment les coccinelles et leurs larves) et parasitoïdes. Ce mécanisme de défense est activé par la production de phéromone d'alarme produite par les pucerons eux-mêmes.

Découvrez d’autres insectes et notamment les papillons de la vallée du Sant.

 

Ants form symbiotic associations with a range of species, including other ant species, other insects, plants, and fungi.

An ant collects honeydew from an aphid when they feed on plant sap. The sugars in honeydew are a high-energy food source, which many ant species collect. In some cases, the aphids secrete the honeydew in response to ants tapping them with their antennae.

The ants in turn keep predators, like ladybugs, away from the aphids and will move them from one feeding location to another. When migrating to a new area, many colonies will take the aphids with them, to ensure a continued supply of honeydew.

More insects among other butterflies of the Sant valley.

jeudi 26 mars 2026

Que de talents cachés !


Chaque fois que je croise l’anthracine morio (Hemipenthes morio), aux corps et ailes noires, puis transparentes (dites hyalines) en zig zag, si caractéristiques, je pense à l’avion militaire furtif Lockheed Martin F-117 Nighthawk qui évite sa détection en utilisant différentes techniques qui réduisent sa signature (radar ou infrarouge). Cet insecte n’est pas, à proprement parler, invisible, mais il a effectivement beaucoup de talents cachés et est redoutable envers des espèces proches.

C’est un diptère, deux ailes, comme les mouches. Son nom de genre, Hemipenthes signifie demi-deuil (ailes à moitié noires) et morio signifie fou.

Les adultes se nourrissent de nectar et de pollen sur de nombreuses fleurs. C’est donc un insecte pollinisateur dont le rôle est tout aussi important que celui des abeilles ou des papillons. C'est la raison pour laquelle les Anglo-saxons les surnomment "bee fly" (mouche abeille).

Les larves, elles, sont des hyperparasites de papillons : elles parasitent des larves de Tachinaires, des diptères également qui sont elles-mêmes des parasites de papillons.

De plus, comme les demoiselles et meloides par exemple, le cycle de développement de ce diptère est complexe et comprend plusieurs stades larvaires, c’est l’hyper méthamorphose.

Il est présent en Europe occidentale jusqu’en Sibérie occidentale et en Afrique du Nord. Il aime les endroits secs et bien exposés comme ici sur le versant de la vallée exposé au sud où je le rencontre entre mai et août.

Découvrez d’autres insectes et notamment les papillons de la vallée du Sant.

Hemipenthes morio is a species of 'bee fly' belonging to the family Bombyliidae subfamily Anthracinae.

Their body is dark-brown and hairy, especially on the side of the abdomen. The wings have a light area located near the apex and a dark area close to costal margin, separated by a zig-zag division. The apex of cell R1 is hyaline.

Its Latin genus name is Hemipenthes. Hemipenthes means ‘half-veiled in black’ and refers to the wing pattern seen in this group.  

This common 'bee-fly' is mainly present in most of  Europe, the eastern Palearctic realm, and the Near East. Preferred habitats are sunny forest edges and meadows.  

Adults eat nectar and pollen of a variety of flowers.

The larvae are hyperparasites (parasites of parasites), mainly developing in larvae of flies (Diptera, Tachinidae), as well as in wasp larvae (Hymenoptera, Ichneumonidae) parasitizing caterpillars moths (Noctuidae).

Almost all Bombyliidae bee flies (including this Hemipenthes fly) go through what is called hypermetamorphosis

More insects among other butterflies of the Sant valley

lundi 15 décembre 2025

Il est content du restaurant


  

Maintenant que la nature s’endort, c’est le bon moment pour farfouiller dans le grand stock de photos prises durant les beaux jours. Comme ce spécimen.

Il semblait déjà dormir sur une pierre au bord du ruisseau.

C’est un joli papillon blanc caractérisé par ses deux points noirs sur la côte (bord de l’aile), si soyeux que l’on aurait envie de caresser. Ce qu’il ne faut jamais faire, bien sûr, puisque les papillons, ou lépidoptères, ont, pour optimiser leur vol, comme leur nom l’indique, des écailles (du génétif λεπίδος, lepídos en grec) accrochées sur les ailes et que le contact des doigts peut les arracher.

C’est la phalène à deux tâches ou Lomographa bimaculata. De la famille des geometridae, que nous avons déjà rencontrée.

Il est très facile à reconnaître : Lomographa vient du grec « lomôs » qui signifie bord, marge, lisière et “graphein » soit écrire, tracer, dessiner, du fait des marques le long de la marge des ailes. Bimaculata vient du latin « maculata », tacheté, avec le préfixe latin « bi », deux, en référence aux deux taches sur la costa de l’aile antérieure.

Son nom commun est aussi emprunté au grec « phalaina », lui-même dérivé de l'adjectif phalos, blanc.

Cette espèce est commune mais rarement abondante en France. Elle est présente sur une large bande du globe, à travers l’Europe jusqu’en Sibérie et au Japon.

La chenille vit sur diverses essences toutes bien présentes ici comme le cornouiller sanguin (Cornus sanguinea), l’aubépine (Crataegus monogyna), le hêtre (Fagus sylvatica), le merisier (Prunus avium), le prunelier (Prunus spinosa),  le chêne (Quercus), le rosier (Rosa canina), le saule marsault (Salix caprea), le sorbier des oiseaux (Sorbus aucuparia), le tilleuil (Tilia), la viorne (Viburnum opulus).

Découvrez d’autres insectes et notamment les papillons de la vallée du Sant.

 

How soft and bright is this White-pinion spotted on a rock of the creek side.  The recognizable two brownish dots can be seen on the costa (hedge of wing).  It is hence named Lomographa bimaculata: from Greek Loma- meaning a border and -grapha meaning a drawing; bi- meaning two and macula, a spot, both in Latin.

This species belongs to the Geometridae family we have met already.

Its original name was Phalaena bimaculata, from Greek phalaina, phalos, meaning white, close to the French common gender name: Phalène.

Its English common name, pinion, means the wing of a bird but also of an insect and even more specific, the anterior edge of a moth's forewing.

This species is common in France and can be found across Europe, Siberia and Japan.

The caterpillar is feeding on many trees that can be found easily here: Cornus sanguinea, Crataegus monogyna, Fagus sylvatica, Prunus avium and other prunus species like Prunus spinosa, Quercus, Rosa canina, Salix caprea, Sorbus aucuparia, Tilia, and Viburnum opulus.

More insects among other butterflies of the Sant valley

mercredi 28 juin 2023

Petit rhinocéros volant

Papillon Alabonia geoffrella butterfly
Comme le petit Adela australis que nous avons déjà rencontré, l'Œcophore nervurée (Alabonia geoffrella) est un tout petit papillon de jour d'une envergure d'environ 2 cm.

Avec son cousin A. staintoniella (qui n’a pas le bord des ailes noires notamment), il est très facile à différentier des autres petits papillons grâce aux décorations sur ses ailes et ses très longs palpes labiaux noirs à pointe blanche recourbés vers l’arrière en forme de corne de rhinocéros.

L'imago vole le jour en mai-juin. Cette espèce européenne vit dans les régions boisées et de marais. La chenille dans le bois vermoulu notamment dans celui du noisetier (Corylus avellana) et de la ronce à mûres, tous deux très communs ici.

Découvrez d’autres insectes et notamment les papillons de la vallée du Sant. 

Like the Adela australis we already met, Alabonia geoffrella is a small colorfull day-flying moth with a delicate metallic-blue pattern (around 2 cm). With the other Albonia (A. staintoniella which lacks the dark lines in the terminal part of the wings.) it is easy to distinguish from other moths with its labial palps which are conspicuously enlarged and curbed like rhinoceros horns.

The adults fly from May to June depending on the location in Europe, where it is not rare in many woodlands and marshlands.

The caterpillars feed on rotting wood; mostly living under tree bark of common hazel (Corylus avellana) and blackberries, many are here around.

More insects among other butterflies of the Sant valley 

lundi 22 mai 2023

Petit papillon austral mais bien de chez nous

Adela australis

 

Même sous la pluie (tant attendue), on peut aller à la chasse aux papillons.

Voici un Adela australis, mâle du fait de la longueur de ses antennes qui le font voler en titubant un peu. Bien que plutôt petit (1,5 cm sans les antennes), on ne peut pas le manquer avec ses couleurs métalliques. On le rencontre en mai-juin.

Son nom d’espèce (australis) n’a rien à voir avec l’Australie ou le continent austral, mais plutôt indique qu’il est relatif au Sud. En effet, il est fréquent dans le sud de l’Europe: Espagne, Italie, Macédoine du Nord, Albanie, sud de la France jusqu’à la Suisse.

Découvrez d’autres insectes et notamment les papillons de la vallée du Sant.

Adela australis

 

The butterfly Adela australis, even if small (1.5 cm) is easy to find due to its metallic wings patterns coloration ranging from golden to violet crossed by a white belt. Males, like here, have brown hair on their heads and very long antennae.

They usually swarm in May and June around the tips of branches with undulating flights.

This species can be found in southern European countries like Spain, France, Italy, up to Switzerland, Albania and North Macedonia.

More insects among other butterflies of the Sant valley.

dimanche 26 mars 2023

La reconnaissez-vous?

coccinelle ladybug

                                                    Larve de coccinelle

Les insectes sont surprenants : durant leur vie, parfois courte, chaque individu change de forme de façon souvent spectaculaire et il n’est pas facile de reconnaitre dans les stades intermédiaires ce qu’il deviendra au stade final.

D'autant plus que tous ces stades ne sont pas toujours aussi visibles les uns que les autres.

Voici un exemple étonnant d’un insecte bien connu, la coccinelle.

Après plusieurs transformations au stade larvaire, mobile, elle se transforme et s’immobilise au stade nymphal.

coccinelle ladybug

Nymphe de coccinelle

Puis elle se transforme une dernière fois et émerge au stade adulte que vous connaissez bien.coccinelle ladybug

Coccinelle adulte

Après fécondation au début de l’été, les femelles pondront des œufs qui donneront de nouvelles larves, et le cycle reprendra.


 

L’occasion de chanter la petite contine de mon enfance :

Coccinelle, demoiselle,

Bête à Bon Dieu.

Coccinelle, demoiselle,

Vole jusqu’aux cieux.

Petits points blancs,

Elle attend.

Petits points rouges,

Elle bouge.

Petits points noirs,

Coccinelle au revoir.

Et même si cette vidéo les fait naître directement des œufs, on leur pardonne le raccourci si la contine a le mérite d’éveiller l’intérêt des petits enfants pour l’observation émerveillée de la Nature :



De nombreuses espèces de coccinelles sont dites « auxiliaires », car utilisées dans les méthodes de lutte biologique en agriculture. En effet ce sont des prédateurs redoutables de pucerons et cochenilles qui parasitent les plantes. On voit d’ailleurs un puceron sous la larve dans la première photo ; du fait de la voracité des larves, il ne devrait pas faire de « vieux os » (si l’on peut s’exprimer ainsi puisque les insectes ont plutôt un exosquelette).

Découvrez d’autres insectes et notamment les papillons de la vallée du Sant.

Coccinellidae is a family of small beetles.

They are commonly known as ladybugs in North America and ladybirds in Great Britain.

Many of the species have colours and patterns, such as red with black spots, that warn potential predators that they are distasteful.

The majority of the more than 6,000 described species are generally considered beneficial insects, because many prey on herbivorous hemipterans such as aphids or scale insects, which are agricultural pests.

In temperate climates, coccinellids breed from late spring to early summer.

Many coccinellids lay their eggs directly in aphid and scale insect colonies, ensuring their larvae have an immediate food source.

Like other insects, coccinellids develop from eggs to larvae, then to pupa and finally adult, all three stages of very different shapes as pictured above.

After hatching, the elongated larvae will began eating, including the other eggs in their clutch. 

The pupa attaches to the surface for the emergence of the adult.

The length of each development stages varies based on climate and between species.

More insects among other butterflies of the Sant valley

samedi 25 février 2023

L'été à la menthe

papillon cuivré et guêpe coucouFeu d’artifice de couleurs sur une gerbe de menthe.

Devant la maison, comme l’est la marjolaine près de laquelle ils se trouvent, les pieds de menthe sont de véritables aimants à insectes. J’en découvre toujours de nouveaux parmi les dizaines d’espèces qui viennent s’y délecter à tout moment de la journée.

L'été dernier j’y ai trouvé un beau papillon Cuivré et une guêpe coucou en technicolor de la famille des Chrysididae.

Le papillon pourrait être soit un cuivré commun ou Lycaena phlaeas soit une femelle du cuivré fuligineux (Lycaena tityrus) que nous avions déjà rencontré et qui est de la même famille.

Le nom d’espèce phlaeas viendrait du grec φλέγω (phlégo), "bruler", ou du latin floreo, "fleurir"

Je n’ai pas effectué de mesure de la guêpe coucou or il est difficile de différencier les deux espèces proches Hedychrum nobile et Hedychrum niemelai qui est de couleur et de forme semblable, quoique de taille plus petite.

L’attribut « coucou » vient du fait que ces guêpes parasitent d’autres insectes en leur dérobant notamment leurs réserves de nourriture. Hedychrum nobile parasite la guêpe Cerceris arenaria.

Le nom de famille des guêpes coucou (Chrysididae) fait référence à leur corps brillant et vient du grec “chrysid », habillé d’or, notion que l’on retrouve pour les noms de ces espèces dans de nombreuses langues. Comme pour les beaux papillons bleus morphos, leurs couleurs metalliques sont en fait dûes à des mécanismes d’iridescence et non à des pigments.

Découvrez d’autres insectes et notamment les papillons de la vallée du Sant.

 

On these white flowering whorls of mint I enjoyed colorful fireworks of insects last summer.

Lycaena phlaeas, the small copper, American copper, or common copper, is a butterfly of the Lycaenids butterfly family. It is very similar to the female of Lycaena tityrus we already met. According to Guppy and Shepard (2001), its specific name phlaeas is said to be derived either from the Greek φλέγω (phlégo), "to burn up", or from the Latin floreo, "to flourish".

Hedychrum nobile or niemelai (not easy to distinguish too) is a species of cuckoo wasps in the family Chrysididae with brilliant metallic colors. The term "cuckoo wasp" refers to the way in which wasps in the family lay eggs in the nests of unrelated host species because they are  parasitoid or kleptoparasitic wasps.

The shining coloration made of iridescent blue, green, purple is an interference coloration, while true pigments (red, brown and white) are very rare. The typical brilliance is emphasized by the exoskeleton sculpture, which is carved by a complex punctuation and by projections, crests, holes from micrometric to millimetric size.

Chrysididae, the scientific name of the family, refers to their shiny bodies and is derived from Greek chrysis, chrysid-, "gold vessel, gold-embroidered dress", plus the familial suffix -idae. The common names of many species pay similar tribute to their appearance: jewel wasp, gold wasp, emerald wasp, ruby wasp and so on (French guêpe de feu, "fire-wasp")

More insects among other butterflies of the Sant valley

mardi 14 juin 2022

Un beau petit diable

papillon Robert le diable


Comme pour le papillon Aurore, cela fait longtemps que je le pistais celui-là aussi! J’avais déjà pris des photos d’un d’entre-eux, mais toujours de trop loin.

Hier, quelle plaisir de tomber sur un spécimen pas farouche du tout, poursuivi par un papillon très territorial d’une autre espèce qui lui faisait la chasse. Il a même fini par se poser sur moi, particulièrement intéressé par la sueur qui perlait sur mon bras. Au prix de quelques contorsions j’ai donc pu le photographier et l’observer à loisir.

papillon Robert le diable


C’est un Robert-le-diable (Polygonia c-album) facilement reconnaissable avec ses ailes très découpées (d'où son nom de genre Polygonia). Peut-être un mâle car ils sont généralement plus petits que les femelles et ce spécimen est de taille modeste.

Replié, le papillon ressemble à une feuille morte. Les ailes postérieures présentent au revers une tache blanche caractéristique en forme de la lettre C blanche repris dans son nom d’espèce (c-album).

papillon Robert le diable

 Il porte également le nom de "Gamma". Le site insecte.net nous apprend pourquoi : le "C" latin dérive en effet de la 3e lettre de l'alphabet grec, donc de "gamma". Quant à son prénom et surnom intrigants ils auraient l’origine suivante : pour certains historiens, Robert-le-Diable est le surnom donné au normand Robert de Montgommery proche de Guillaume le conquérant et à la vie très agitée, là où d'autres l'attribuent à Robert le Magnifique, père de Guillaume. De plus, le profil des ailes postérieures de ce papillon, quand il a les ailes repliées, lui donne des allures de diable moyenâgeux.

Cette espèce est bivoltine au dimorphisme saisonnier marqué : la première génération (forme hutchinsoni, visible en mai-juin) a le dessus fauve orangé et le dessous brun-doré, tandis que la seconde génération (forme c-album, visible à partir de juillet, en automne et au printemps après hivernation) a le dessus plus rougeâtre et le dessous brun sombre.

Il est courant ici car il y trouve toutes ses nombreuses plantes hôtes en particulier l’ortie dioïque, l’orme champêtre, le noisetier et les groseilliers sauvages.

papillon Robert le diable


Découvrez d’autres insectes et notamment les papillons de la vallée du Sant.

More insects among other butterflies of the Sant valley

vendredi 3 juin 2022

Ramoneur, porte bonheur!


 

Au bord du sentier sur de petites ombellifères, qui sont leurs plantes hôtes, je rencontre des petits papillons entièrement noir avec la marge des ailes antérieurs blanche. Ce sont les bien-nommés Ramoneurs (Odezia altrata).

En France, cette espèce se trouve surtout dans le nord et le centre. Il est plus montagnard au sud, comme ici.

Peut-être me porteront-ils bonheur !

Pourquoi d’ailleurs dit-on que les ramoneurs portent bonheur ?

Ancestralement, avant que le ramonage ne devienne obligatoire en matière de sécurité, il y avait très souvent des suies qui prenaient feu dans les cheminées. D'où des feux de maison, causant parfois de graves incendies et de nombreuses victimes. Les ramoneurs permettent de les éviter.

Mais cette croyance ne se limite pas à la France.

Elle est même devenue une « institution » au Royaume Uni. Un ramoneur y aurait sauvé la vie d’un roi dont le cheval s’était emballé. En 1066, ce fût le cas du roi Guillaume (d’autres parlent d’un roi George, il y a 200 ans). Pour le remercier, le monarque l'invita aux noces de sa fille. Depuis, par superstition comme par tradition, les mariés invitent un ramoneur, le Lucky sweep, à leur mariage. La princesse Élisabeth et le duc d'Edimbourg se sont unis devant Dieu et la nation, en présence d'un ramoneur porte-bonheur. Il faut croire que cela est vrai, au moins pour ce qui est de la longévité du règne de la Reine Elizsabeth II dont on célèbre le Jubilé ce weekend.

En Allemagne, il faut effleurer la veste d'un ramoneur, puis se maquiller le visage d'un peu de suie: bonheur garanti!

Découvrez d’autres insectes et notamment les papillons de la vallée du Sant.

More insects among other butterflies of the Sant valley