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lundi 15 décembre 2025

Il est content du restaurant


  

Maintenant que la nature s’endort, c’est le bon moment pour farfouiller dans le grand stock de photos prises durant les beaux jours. Comme ce spécimen.

Il semblait déjà dormir sur une pierre au bord du ruisseau.

C’est un joli papillon blanc caractérisé par ses deux points noirs sur la côte (bord de l’aile), si soyeux que l’on aurait envie de caresser. Ce qu’il ne faut jamais faire, bien sûr, puisque les papillons, ou lépidoptères, ont, pour optimiser leur vol, comme leur nom l’indique, des écailles (du génétif λεπίδος, lepídos en grec) accrochées sur les ailes et que le contact des doigts peut les arracher.

C’est la phalène à deux tâches ou Lomographa bimaculata. De la famille des geometridae, que nous avons déjà rencontrée.

Il est très facile à reconnaître : Lomographa vient du grec « lomôs » qui signifie bord, marge, lisière et “graphein » soit écrire, tracer, dessiner, du fait des marques le long de la marge des ailes. Bimaculata vient du latin « maculata », tacheté, avec le préfixe latin « bi », deux, en référence aux deux taches sur la costa de l’aile antérieure.

Son nom commun est aussi emprunté au grec « phalaina », lui-même dérivé de l'adjectif phalos, blanc.

Cette espèce est commune mais rarement abondante en France. Elle est présente sur une large bande du globe, à travers l’Europe jusqu’en Sibérie et au Japon.

La chenille vit sur diverses essences toutes bien présentes ici comme le cornouiller sanguin (Cornus sanguinea), l’aubépine (Crataegus monogyna), le hêtre (Fagus sylvatica), le merisier (Prunus avium), le prunelier (Prunus spinosa),  le chêne (Quercus), le rosier (Rosa canina), le saule marsault (Salix caprea), le sorbier des oiseaux (Sorbus aucuparia), le tilleuil (Tilia), la viorne (Viburnum opulus).

Découvrez d’autres insectes et notamment les papillons de la vallée du Sant.

 

How soft and bright is this White-pinion spotted on a rock of the creek side.  The recognizable two brownish dots can be seen on the costa (hedge of wing).  It is hence named Lomographa bimaculata: from Greek Loma- meaning a border and -grapha meaning a drawing; bi- meaning two and macula, a spot, both in Latin.

This species belongs to the Geometridae family we have met already.

Its original name was Phalaena bimaculata, from Greek phalaina, phalos, meaning white, close to the French common gender name: Phalène.

Its English common name, pinion, means the wing of a bird but also of an insect and even more specific, the anterior edge of a moth's forewing.

This species is common in France and can be found across Europe, Siberia and Japan.

The caterpillar is feeding on many trees that can be found easily here: Cornus sanguinea, Crataegus monogyna, Fagus sylvatica, Prunus avium and other prunus species like Prunus spinosa, Quercus, Rosa canina, Salix caprea, Sorbus aucuparia, Tilia, and Viburnum opulus.

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mardi 16 juillet 2024

Une hippie dans le jardin

 chenille du papillon l’étoilée (Orgyia antiqua)

Chenille de l’Etoilée

De nombreuses espèces de papillons habitent la vallée et donc il n’est pas rare de rencontrer leurs chenilles sur différentes plantes hôtes.

Certaines sortent de l’ordinaire. Nous avions déjà rencontré celle du papillon staurope, particulièrement baroque. Mais voici que je suis tombée sur une sorte de hippie dans les boutures en pot qu’elle dévorait « à pleine dents ».

Il s’agit de la chenille du papillon l’étoilée (Orgyia antiqua) dont je n’ai jamais remarqué l’imago (l’adulte). Le nom de genre Orgyia vient du grec ὄργυια (órgyia) signifiant « bras tendus » ou « étirés », car les papillons mâles de cette espèce et des autres du même genre ont tendance à tendre leur première paire de pattes vers l’avant au repos. Le nom d’espèce veut dire ancien, antique.

Le papillon adulte étoilée présente un étonnant dimorphisme sexuel : en effet la femelle de couleur gris-blanchâtre est brachyptère. Une fois sortie de son cocon, incapable de voler, elle se déplace peu, se contentant d'émettre des phéromones attirant les mâles.

La chenille est aussi une des plus originales de toutes les chenilles européennes. Son corps est gris foncé avec des verrues rougeâtres fluo garnies de longues touffes de soies groupées d'un blanc grisâtre ou jaunâtre (parfois brunes).
Une brosse dorsale constituée de poils brun jaune ou ocre clair est placée sur chacun des quatre premiers segments abdominaux. Elle porte à l’avant une paire de longs pinceaux noirs qui sont dirigés vers l'avant; un pinceau semblable sur le huitième segment abdominal est dirigé vers l'arrière.

Les soies de cette chenille sont urticantes.

Bien que protégée de nombreux prédateurs par ses soies et bien qu'autrefois commune et inhabituellement ubiquiste (la chenille peut vivre dans des environnements variés, mais aussi se nourrir de plantes très différentes), pour des raisons encore mal comprises, l'Étoilée est devenue rare.

chenille du papillon l’étoilée (Orgyia antiqua)

We already met here strange caterpillars like the lobster moth.

Here is another peculiar species, Orgyia antiqua, the rusty tussock moth or vapourer.

A striking dimorphism exists between the male and the female moths. The female moth has vestigial wings and is flightless.

The hairy caterpillar is spectacular, with "humps", "horns", and a "tail" in a combination of dark grey, red, and yellow. They have defensive glands at the back, and wipe their setae against them to charge them with toxins.

The caterpillars of this species are polyphagous but for an unknown reason this butterfly is scarcer.

chenille du papillon l’étoilée (Orgyia antiqua)


mercredi 28 juin 2023

Petit rhinocéros volant

Papillon Alabonia geoffrella butterfly
Comme le petit Adela australis que nous avons déjà rencontré, l'Œcophore nervurée (Alabonia geoffrella) est un tout petit papillon de jour d'une envergure d'environ 2 cm.

Avec son cousin A. staintoniella (qui n’a pas le bord des ailes noires notamment), il est très facile à différentier des autres petits papillons grâce aux décorations sur ses ailes et ses très longs palpes labiaux noirs à pointe blanche recourbés vers l’arrière en forme de corne de rhinocéros.

L'imago vole le jour en mai-juin. Cette espèce européenne vit dans les régions boisées et de marais. La chenille dans le bois vermoulu notamment dans celui du noisetier (Corylus avellana) et de la ronce à mûres, tous deux très communs ici.

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Like the Adela australis we already met, Alabonia geoffrella is a small colorfull day-flying moth with a delicate metallic-blue pattern (around 2 cm). With the other Albonia (A. staintoniella which lacks the dark lines in the terminal part of the wings.) it is easy to distinguish from other moths with its labial palps which are conspicuously enlarged and curbed like rhinoceros horns.

The adults fly from May to June depending on the location in Europe, where it is not rare in many woodlands and marshlands.

The caterpillars feed on rotting wood; mostly living under tree bark of common hazel (Corylus avellana) and blackberries, many are here around.

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lundi 22 mai 2023

Petit papillon austral mais bien de chez nous

Adela australis

 

Même sous la pluie (tant attendue), on peut aller à la chasse aux papillons.

Voici un Adela australis, mâle du fait de la longueur de ses antennes qui le font voler en titubant un peu. Bien que plutôt petit (1,5 cm sans les antennes), on ne peut pas le manquer avec ses couleurs métalliques. On le rencontre en mai-juin.

Son nom d’espèce (australis) n’a rien à voir avec l’Australie ou le continent austral, mais plutôt indique qu’il est relatif au Sud. En effet, il est fréquent dans le sud de l’Europe: Espagne, Italie, Macédoine du Nord, Albanie, sud de la France jusqu’à la Suisse.

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Adela australis

 

The butterfly Adela australis, even if small (1.5 cm) is easy to find due to its metallic wings patterns coloration ranging from golden to violet crossed by a white belt. Males, like here, have brown hair on their heads and very long antennae.

They usually swarm in May and June around the tips of branches with undulating flights.

This species can be found in southern European countries like Spain, France, Italy, up to Switzerland, Albania and North Macedonia.

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samedi 25 février 2023

L'été à la menthe

papillon cuivré et guêpe coucouFeu d’artifice de couleurs sur une gerbe de menthe.

Devant la maison, comme l’est la marjolaine près de laquelle ils se trouvent, les pieds de menthe sont de véritables aimants à insectes. J’en découvre toujours de nouveaux parmi les dizaines d’espèces qui viennent s’y délecter à tout moment de la journée.

L'été dernier j’y ai trouvé un beau papillon Cuivré et une guêpe coucou en technicolor de la famille des Chrysididae.

Le papillon pourrait être soit un cuivré commun ou Lycaena phlaeas soit une femelle du cuivré fuligineux (Lycaena tityrus) que nous avions déjà rencontré et qui est de la même famille.

Le nom d’espèce phlaeas viendrait du grec φλέγω (phlégo), "bruler", ou du latin floreo, "fleurir"

Je n’ai pas effectué de mesure de la guêpe coucou or il est difficile de différencier les deux espèces proches Hedychrum nobile et Hedychrum niemelai qui est de couleur et de forme semblable, quoique de taille plus petite.

L’attribut « coucou » vient du fait que ces guêpes parasitent d’autres insectes en leur dérobant notamment leurs réserves de nourriture. Hedychrum nobile parasite la guêpe Cerceris arenaria.

Le nom de famille des guêpes coucou (Chrysididae) fait référence à leur corps brillant et vient du grec “chrysid », habillé d’or, notion que l’on retrouve pour les noms de ces espèces dans de nombreuses langues. Comme pour les beaux papillons bleus morphos, leurs couleurs metalliques sont en fait dûes à des mécanismes d’iridescence et non à des pigments.

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On these white flowering whorls of mint I enjoyed colorful fireworks of insects last summer.

Lycaena phlaeas, the small copper, American copper, or common copper, is a butterfly of the Lycaenids butterfly family. It is very similar to the female of Lycaena tityrus we already met. According to Guppy and Shepard (2001), its specific name phlaeas is said to be derived either from the Greek φλέγω (phlégo), "to burn up", or from the Latin floreo, "to flourish".

Hedychrum nobile or niemelai (not easy to distinguish too) is a species of cuckoo wasps in the family Chrysididae with brilliant metallic colors. The term "cuckoo wasp" refers to the way in which wasps in the family lay eggs in the nests of unrelated host species because they are  parasitoid or kleptoparasitic wasps.

The shining coloration made of iridescent blue, green, purple is an interference coloration, while true pigments (red, brown and white) are very rare. The typical brilliance is emphasized by the exoskeleton sculpture, which is carved by a complex punctuation and by projections, crests, holes from micrometric to millimetric size.

Chrysididae, the scientific name of the family, refers to their shiny bodies and is derived from Greek chrysis, chrysid-, "gold vessel, gold-embroidered dress", plus the familial suffix -idae. The common names of many species pay similar tribute to their appearance: jewel wasp, gold wasp, emerald wasp, ruby wasp and so on (French guêpe de feu, "fire-wasp")

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mardi 14 juin 2022

Un beau petit diable

papillon Robert le diable


Comme pour le papillon Aurore, cela fait longtemps que je le pistais celui-là aussi! J’avais déjà pris des photos d’un d’entre-eux, mais toujours de trop loin.

Hier, quelle plaisir de tomber sur un spécimen pas farouche du tout, poursuivi par un papillon très territorial d’une autre espèce qui lui faisait la chasse. Il a même fini par se poser sur moi, particulièrement intéressé par la sueur qui perlait sur mon bras. Au prix de quelques contorsions j’ai donc pu le photographier et l’observer à loisir.

papillon Robert le diable


C’est un Robert-le-diable (Polygonia c-album) facilement reconnaissable avec ses ailes très découpées (d'où son nom de genre Polygonia). Peut-être un mâle car ils sont généralement plus petits que les femelles et ce spécimen est de taille modeste.

Replié, le papillon ressemble à une feuille morte. Les ailes postérieures présentent au revers une tache blanche caractéristique en forme de la lettre C blanche repris dans son nom d’espèce (c-album).

papillon Robert le diable

 Il porte également le nom de "Gamma". Le site insecte.net nous apprend pourquoi : le "C" latin dérive en effet de la 3e lettre de l'alphabet grec, donc de "gamma". Quant à son prénom et surnom intrigants ils auraient l’origine suivante : pour certains historiens, Robert-le-Diable est le surnom donné au normand Robert de Montgommery proche de Guillaume le conquérant et à la vie très agitée, là où d'autres l'attribuent à Robert le Magnifique, père de Guillaume. De plus, le profil des ailes postérieures de ce papillon, quand il a les ailes repliées, lui donne des allures de diable moyenâgeux.

Cette espèce est bivoltine au dimorphisme saisonnier marqué : la première génération (forme hutchinsoni, visible en mai-juin) a le dessus fauve orangé et le dessous brun-doré, tandis que la seconde génération (forme c-album, visible à partir de juillet, en automne et au printemps après hivernation) a le dessus plus rougeâtre et le dessous brun sombre.

Il est courant ici car il y trouve toutes ses nombreuses plantes hôtes en particulier l’ortie dioïque, l’orme champêtre, le noisetier et les groseilliers sauvages.

papillon Robert le diable


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jeudi 10 mars 2022

Rouge danger #2: l'irascible

insecte hemiptere reduve irascibleAprès le papillon Zygène voici un autre insecte qui affiche les couleurs rouge et noire : le réduve, il s’agit d’un hétéroptère comme les punaises.

Il existe 3 espèces très semblables difficiles à différencier : le réduve irascible Rhynocoris iracundus, le Rhinocoris cuspidatus et le Rhinocoris rubricus.

Ce réduve est une grande et longue punaise très colorée dont la partie sclérifiée de l’hémélytre est rouge et la partie membraneuse noire.

L’étendue des deux couleurs varie selon les individus et au sein d’une même espèce. Le premier article du rostre est rouge contrairement à d’autres espèces de réduves comme le Rhynocoris annulatus qui a également l’ensemble de l’hémélytre noire.

Rhynocoris (qui devrait avoir un i à la place du y) veut dire « punaise à nez » et iracundus, en colère, d'où son nom d'espèce "l'irascible".

C'est vrai qu'il est impressionnant: son rostre puissant lui sert à tuer les insectes butineurs dont il se nourrit, car c'est un prédateur qui chasse à l’affût, mais il lui permet aussi de se défendre efficacement lorsqu’on la manipule. En effet, il peut infliger des piqûres douloureuses, il vaut mieux éviter de la manipuler à main nue.

On le trouve de mai à juillet dans les endroits chauds et ensoleillés, garrigues, prairies, bords de chemins, dunes.

insecte hemiptere reduve irascible

Les œufs hivernent, les larves éclosent au printemps et deviennent adultes en été après cinq stades larvaires.

Cet insecte a aussi la particularité de striduler comme les criquets en frottant le bout du rostre contre un sillon strié situé sur la face ventrale du thorax.

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Rhynocoris iracundus is a species of assassin and thread-legged bugs an Hemiptera Heteroptera belonging to the family Reduviidae, subfamily Harpactorinae.

R. iracundus is similar to R. cuspidatus and R. rubricus but differs in colour from R. erythropus in that the sides of the abdomen in R. erythropus are yellow/orange and black, instead of the red and black seen in R. iracundus.

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jeudi 27 janvier 2022

Les merveilles d'Alain #1: aux origines de l'Origine des espèces

 

Mon oncle Alain a succombé au COVID au début de 2021. Il avait passé toute sa vie à collectionner et déterminer de nombreuses espèces d’insectes, dont de magnifiques papillons, d’autres arthropodes, de coquillages, de plantes, de fossiles, de minéraux… De l’infiniment petit à l’infiniment grand, la Nature l’émerveillait et il aimait partager sa passion autour de lui, notamment avec les enfants, dont je fûs une des premières. C’est pour cela que je souhaite prendre maintenant le relai.

Dans le respect de ses dernières volontées, ses collections ont été léguées au Musée Victor Brun de Montauban où il aimait aller travailler. Le Musée organise une première exposition de certaines pièces depuis le 25 janvier 2022 et jusqu’au 3 avril 2022.

Avant qu’elle ne quitte la famille, j’ai photographié l’ensemble de cette collection dans le but d’en partager les merveilles avec vous dans les années qui viennent. Je compléterai aussi, à l’occasion avec des microphotographies qu’il a réalisées mais que je dois au préalable scanner. Beaucoup de ces spécimens proviennent du sud du Tarn (plaine Castraise, Montagne Noire) et de la région méditerranéenne autour de Narbonne où il les a patiemment récoltés tout le long de sa vie avec l’aide de ses proches. Il a aussi acquis ou reçu certaines espèces plus exotiques, parfois très lointaines.

« A tout seigneur, toute honneur », voici un magnifique couple de Troides croesus Wallace (anciennement dénommé Ornithoptera croesus Wallace) qu’il avait acquis. Il s’agit probablement d’une des espèces les plus emblématiques dans le monde scientifique. En effet, si l’on s’accorde pour attribuer la théorie de l’évolution et de la sélection naturelle à Charles Darwin, on oublie souvent de parler de la contribution antérieure et décisive de son ami Alfred Russel Wallace (1823-1913). Lors d’un voyage dans l’archipel des îles Moluques en Indonésie, il fut le premier intrigué par le dimorphisme sexuel de cette espèce de papillon et les variations d’une île à l’autre entre les espèces de cette famille. Le mâle est plus petit et coloré en jaune et noir, la femelle est marron sombre et très grande (ce spécimen fait 17 cm). Ce biologiste, qui privilégiait la pression environnementale comme moteur de l’évolution fût un des premiers à s’inquiéter des dégâts de l’humain sur son environnement. Il mérite d’être relu de nos jours et mieux connu.

Vous trouverez dans le film suivant l’extraordinaire épopée de Wallace et du papillon Croesus telle que revécue par un groupe de scientifiques du Muséum d’Histoire Naturelle de Toulouse qui tient de la magie du Secret de la Licorne, nom de code 037 127...



Et une bonne mise à jour des connaissances actuelles sur l’Evolution dans cette récente émission de France Culture avec Jonathan B. Losos.

Voici donc notre premier voyage dans le Monde des Merveilles d’Alain. Premier, d’une très longue liste qui vous enchantera j’espère aussi…

mercredi 15 décembre 2021

Un Alien au fond du jardin

papillon staurope











Pas besoin d’aller sur Europe (une des lunes de Jupiter) ou Encelade (une des lunes de Saturne) ni de regarder un film de science fiction pour trouver Alien. Il suffit d’aller au fond du jardin.

Mon plus jeune fils, toujours très observateur, m’a fait remarquer en fin d’été cette drôle de bestiole sur un rameau de noisetier qui borde le ruisseau le long du jardin : une queue de scorpion avec des cornes, un corps de chenille et une tête qui tient de la mante religieuse par la position de ses pattes avant relevées et de l’araignée par la largeur.

C’est bien une chenille, celle du papillon Staurope du hêtre ou Bombyx du hêtre (Stauropus fagi).

Du fait de sa forme si particulière, son nom d’usage est l’écureuil en français et le homard (lobster) en anglais.

Elle vient d’émerger de sa phase précédente de vie dont on voit l’exuvie (enveloppe) derrière le Monstre.

« La nature a plus d’imagination que nous » dit un astronome qui s’est exprimé avant le  lancement du James Webb Space Telescope (JWST) et cette chimère au fond du jardin en est une parfaite illustration.

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papillon staurope

Alien found its way in my garden ! My son found this Monster late this summer.

No need to reach Europe or Enceladus, respectively moons of Jupiter and Saturn or to watch SF movies to find amazing aliens.

A scorpio-like tail, a caterpillar body and a head close to spider or mantis one !

This is indeed a caterpillar just emerged from its exuviae that can be seen close behind on this hazel branch.

This is the lobster moth (Stauropus fagi), also known as lobster prominent, from the family Notodontidae that mainly feeds on beeches.

The English name refers to the crustacean-like appearance of the caterpillar, French have named it squirrel for the same reason.

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dimanche 9 mai 2021

Paon paon

paon de jour
Il est grand temps de sortir de cette léthargie dans laquelle m’a plongé cette maudite épidémie. Et ce d’autant que j’accumule les découvertes à partager depuis des mois.

Commençons par cette belle surprise, ce matin, en tondant la pelouse, un couple de magnifiques grands paons de nuit (Saturnia pyri).

paon de jour

Nous avons déjà rencontré ce paon de nuit dans le jardin et vu comme ce papillon avait émerveillé le peintre Vincent Van Gogh.

Mais cette fois, en plus, c’est un couple qui nous prépare les papillons de l’an prochain !

paon de jour

 La femelle est à l’avant et le mâle est à l’arrière avec des antennes un peu plus larges.

paon de jour


paon de jour


Vous les voyez toujours ?

paon de jour

Allez, dernière petite surprise, la chenille du paon de nuit que j’avais photographiée il y a quelques années à Minerve.

paon de jour